Jeudi 30 juin 2011
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07:16
Coccinelle s’endort facilement. Le soir : bain, biberon, histoire et dodo. Je la mets au lit et hop. Depuis dimanche, elle a commencé à appeler cinq ou dix
minutes après. Bisous, et hop dodo. Hier soir elle a fait un cirque : me rappelant une, deux, trois fois.
Pas de température, aucun signe de maladie.
Je lui ai demandé ce qui se passait.
-
Toi bobo pas partir.
En effet j’ai depuis ce week-end une méchante otite.
Coccinelle serait-elle inquiète ?
Selon son père c’est juste parce que comme j’étais malade je me suis moins occupée d’elle ; selon ma mère c’est de la « manipulation ».
Moi je me dis peut-être….
Par Coléomum
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Mardi 28 juin 2011
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06:54
Coccinelle regarde un parterre de fleurs tricolores et pense tout haut en pointant du doigt les pétales :
-
Maman dit rose, orange, bleu. Papa dit «Rozsaszin, narancs, kék. Et moi quoi dit ?
Et elle a recommencé ainsi plusieurs fois à égrainer les couleurs dans la langue de maman, puis celle de papa.
-
Maman dit rose, orange, bleu. Papa dit «Rozsaszin, narancs, kék. Et moi quoi dit ?
Et elle n’a pas décidé ce qu’elle disait, elle.
Par Coléomum
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Lundi 13 juin 2011
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06:58
- Donc aujourd’hui tu restes avec moi.
- Non ! Moi veux Papa ! Toi pas gentille, Papa gentil !
- Ah bon ? Pourquoi je suis pas gentille ?
- Toi pas jouer avec moi.
Je ne joue pas toujours avec elle, c’est vrai. Seulement quelques heures par jour...
+ Les histoires, le biberon du matin et du soir… + Je lui apprends à traverser au vert, à ranger sa chambre, à débarrasser la table, à dire Bonjour-Merci- Au revoir… Etc.
Mais c’est sûr, ça ne compte pas, éduquer ce n’est pas jouer. Pas seulement.
Eduquer c’est aussi déplaire, frustrer…
Eduquer c’est de pas toujours être gentille, sans être pour autant méchant.
Dur, dur.
Par Coléomum
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Mercredi 1 juin 2011
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05:54
Une collègue de mon mari que nous fréquentons. Elle ne parlait que de maternité, de sa peur de la stérilité. Quand elle est tombée enceinte et a accouché de son
premier né, on s’est réjouis pour elle (tout en remarquant qu’elle aurait pu mieux choisir le prénom). Elle a aggacé tout le monde avec son bonheur, son fils fantastique, sa nounou formidable… Je
me rappelle un déjeuner avec elle où elle me donnait des leçons de puériculture… Quand à peine un an après la naissance de son fils, elle a annoncé une seconde grossesse, on s’est étonnés, mais
elle a rassuré tout le monde : elle veut une famille nombreuse. On l’aurait crue, si au moment de servir le café, elle n’avait pas demandé : « Vous saviez que l’allaitement ne rend
pas infertile ? »
Une petite fille est née. Les boîtes mails ont explosé sous les photos, le service s’est cotisé pour faire un cadeau. Tout le monde s’est extasié sur cette maman
épanouie.
Et puis elle a envoyé son fils chez ses parents. Pour se consacrer au bébé.
Aujourd’hui elle reprend le travail et mon mari m’apprend que sa fille est aussi partie chez ses parents. A 1000km de chez elle. Elle a licencié la nounou
formidable et prévoit de venir visiter ses enfants avec son compagnon une semaine tous les deux mois.
Elle ne dit pas que c’est dur d’élever deux enfants d’âge rapprochés. Elle ne dit pas qu’elle s’est trompée. Elle ne dit pas qu’elle a envie de profiter de son
compagnon et de ses loisirs. Non, elle dit que sa mère est merveilleuse avec ses enfants.
Je ne sais trop que penser. Quelque part j’aimerais bien ne voir ma fille qu’aux vacances, mais quelque part je préfère ma vie comme elle est. Oui, vraiment.
Par Coléomum
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Mercredi 25 mai 2011
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04:52
Coccinelle se précipite toujours sur les papiers et les crayons pour dessiner.
C’est un bon moyen pour l’occuper dans les salles d’attente, les administrations, les magasins.
Je le faisais remarquer hier à une vendeuse qui s’est exclamée :
-
Ah une future maîtresse !
-
J’aurais dit artiste, j’ai fait.
Qu’aurais dit la vendeuse si j’avais eu un fils ? Sûrement pas maîtresse.
L’inégalité des sexes, ça commence là.
Par Coléomum
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